art-1-RSST
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Article des définitions. Définit notamment l'espace clos (depuis le 25 juillet 2023) : tout espace totalement ou partiellement fermé (réservoir, silo, cuve, fosse, égout, citerne, pale d'éolienne) qui présente, en raison de son confinement, au moins un des risques suivants : appauvrissement ou enrichissement en oxygène, présence d'un contaminant inflammable ou dangereux, engloutissement, coincement.
L'article 1 contient les définitions du RSST. La refonte du 25 juillet 2023 a élargi la définition d'espace clos pour inclure explicitement de nouveaux contenants (pales d'éolienne) et clarifier le critère du confinement combiné à au moins un risque. C'est le point de départ logique pour l'application de la section 296.1 à 312.
Critères d'application
Pour qu'un espace soit qualifié d'espace clos au sens du RSST
- Confinement total ou partiel.
- Au moins un risque parmi : atmosphère appauvrie/enrichie en O2, contaminant inflammable, contaminant dangereux, engloutissement (matière qui s'écoule), coincement (configuration qui restreint l'évacuation).
- Non conçu pour être occupé en permanence.
Portée
Toutes les autres dispositions du RSST utilisent les définitions de l'article 1. Pour les Espaces clos en construction, voir CSTC section 3.21. Pour les mines, le RSSM s'applique aux chantiers actifs.
Application terrain
En mine, la mise à jour de 2023 a clarifié plusieurs ambiguïtés : silos de minerai, trémies pleines, conduits de ventilation borgnes, broyeurs hors service, réservoirs de carburant et fosses de pompes sont des espaces clos sans discussion. Les chantiers actifs souterrains relèvent du RSSM. Les anciennes excavations non remblayées en cul-de-sac peuvent être considérées comme espaces clos selon le degré de confinement et les risques résiduels (gaz stagnants, déficience en O2).
Articles connexes (même loi)
- art-296.1-RSST : champ d'application, espace clos (champ d'application espaces clos)
- art-300-RSST (programme 14 éléments)
- art-309-RSST (plan de sauvetage)
Jurisprudence marquante
La jurisprudence sur l'art. 1 RSST, qui contient les définitions du règlement, est largement interprétative. Les tribunaux (TAT division SST, Cour du Québec en pénal) s'y réfèrent pour qualifier les notions clés : aire de travail, contaminant, espace clos, etc. Les angles récurrents : (1) délimitation des notions techniques, (2) articulation avec les définitions de la LSST et de la LATMP, (3) reconnaissance des notions évolutives (nouveaux contaminants, nouveaux procédés). Lecture conjointe avec les définitions de la LSST nécessaire.
Pour décisions précises, consulter CanLII et Soquij avec le numéro d'article comme requête.
Exemples de cas
Cas type 1 : Incident impliquant un équipement minier
Lors d'une intervention de maintenance, une situation à risque (énergie résiduelle, point de pincement, mauvaise procédure) met en cause l'application de l'article 1-RSST. L'analyse d'incident conclut à un manquement de procédure et déclenche une révision.
Cas type 2 : Application en chantier souterrain
Sur un site minier, l'application stricte de l'article s'inscrit dans le programme de prévention (analyse de risque par tâche, formation, supervision, cadenassage, surveillance des conditions d'opération).
Articles wiki connexes
Texte officiel
Définitions : Dans le présent règlement, on entend par:
«ACNOR» : l’Association canadienne de normalisation ou la Canadian Standards Association;
«amiante» : la forme fibreuse des silicates minéraux appartenant aux roches métamorphiques du groupe des serpentines, c’est-à-dire le chrysotile, et du groupe des amphiboles, c’est-à-dire l’actinolite, l’amosite, l’anthophyllite, la crocidolite, la trémolite ou tout mélange contenant un ou plusieurs de ces minéraux;
«ANSI» : l’American National Standards Institute;
«appareil de levage» : les grues, les ponts roulants, les portiques, les treuils, les palans, les chariots élévateurs, les engins élévateurs à nacelle, les plates-formes élévatrices, les vérins, les crics et les autres appareils du genre, à l’exception des ascenseurs et des monte-charges;
«ASME» : l’American Society of Mechanical Engineers;
«ASTM» : l’American Society for Testing and Materials;
«bruits impulsionnels» : bruits de courte durée (généralement moins d’une seconde), atteignant un niveau très élevé, caractérisés par une élévation brusque et une décroissance rapide du niveau sonore. Le paramètre utilisé pour la mesure des bruits impulsionnels est le niveau de pression acoustique de crête pondéré C;
«calculette» : outil de calcul permettant d’évaluer le niveau d’exposition quotidienne au bruit (L ou L ) aux fins de la réduction du temps d’exposition quotidienne au bruit des travailleurs;
«CEI» : Commission électrotechnique internationale;
«CEN» : Comité européen de normalisation;
«charge nominale» : la charge maximale établie par le fabricant ou par un ingénieur;
«contrainte thermique» : tout déséquilibre thermique chez le travailleur causé par un travail en ambiance chaude;
«corde d’assurance» : corde de fibres synthétiques, câble en acier ou sangle fixée à un système d’ancrage et servant à guider un coulisseau;
«cordon d’assujettissement» : corde ou sangle dont une extrémité est fixée au harnais de sécurité et dont l’autre extrémité est fixée à un système d’ancrage ou à un autre élément d’une liaison antichute;
«CGA» : la Canadian Gas Association ou l’Association canadienne du gaz;
«CSA» : la Canadian Standards Association ou l’Association canadienne de normalisation;
«dBA» : pondération A - cette pondération réduit l’importance des fréquences extrêmes, en particulier les basses fréquences sous 200 Hz, et augmente celle des fréquences voisines de 2 500 Hz. La pondération A doit être utilisée pour toutes les mesures nécessaires pour évaluer le L ou L ;
«dBC» : pondération C - cette pondération réduit l’importance des fréquences égales ou inférieures à 31 Hz et de celles égales ou supérieures à 8 000 Hz. La pondération C doit être utilisée pour toutes les mesures nécessaires pour évaluer le niveau de pression acoustique de crête;
«EN» : une norme européenne du Comité européen de normalisation;
«engin élévateur à nacelle» : tout engin à bras articulé ou télescopique, conçu pour être monté sur un véhicule porteur et utilisé pour hisser, à l’aide d’une nacelle, des travailleurs et des matériaux sur les lieux de travail;
«espace clos» : tout espace qui est totalement ou partiellement fermé, tel un réservoir, un silo, une cuve, une trémie, une chambre, une voûte, une fosse, y compris une fosse et une préfosse à lisier, un égout, un tuyau, une cheminée, un puits d’accès, une citerne de wagon ou de camion ou une pale d’éolienne, et qui présente un ou plusieurs des risques suivants en raison du confinement:
1° un risque d’asphyxie, d’intoxication, de perte de conscience ou de jugement, d’incendie ou d’explosion associé à l’atmosphère ou à la température interne;
2° un risque d’ensevelissement;
3° un risque de noyade ou d’entrainement en raison du niveau ou du débit d’un liquide;
«facteur de sécurité» : le rapport entre la charge de rupture et la charge d’utilisation;
«fibre respirable d’amiante» : toute fibre d’amiante dont le rapport longueur-diamètre est supérieur à 3:1; seules les fibres d’une longueur supérieure à 5 μm doivent être prises à des fins de mesure;
«filtre à haute efficacité» : tout filtre pouvant filtrer des particules d’une dimension de 0,3 μm à un taux d’efficacité d’au moins 99,97%;
«hauteur de chute libre» : distance verticale mesurée du début d’une chute, à partir de l’anneau en D du harnais où est fixée la liaison antichute, jusqu’au point où le système d’arrêt de chute commence à appliquer une force pour arrêter la chute;
«instructeur» : une personne chargée de la formation pratique et de la communication des connaissances théoriques nécessaires à l’acquisition de la compétence professionnelle;
«ISO» : Organisation internationale de normalisation (International Organization for Standardization);
«machine» : ensemble équipé ou destiné à être équipé d’un système d’entraînement autre que la force humaine ou animale appliquée directement, composé de pièces ou d’organes liés entre eux dont au moins un est mobile et qui sont réunis de façon solidaire en vue d’une application définie;
«matériau friable» : tout matériau qui peut être émietté, pulvérisé ou réduit en poudre manuellement lorsqu’il est sec ou qui est émietté, pulvérisé ou réduit en poudre;
«NF EN» : norme européenne éditée dans sa version française (NF) en France par l’Association française de normalisation;
«NFPA» : la National Fire Protection Association;
«niveau d’exposition quotidienne au bruit» : le niveau d’exposition quotidienne au bruit est le niveau de pression acoustique continu équivalent (dBA), rapporté à une journée de travail de huit heures. Il résulte de mesures qui ont intégré tous les types de bruit présents, incluant les bruits impulsionnels;
«niveau de pression acoustique continu équivalent (dBA)» : le niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A est mesuré sur une période de temps donné. Il est identique au niveau de pression acoustique du bruit constant, ayant la même énergie acoustique pondérée A totale pour la même période de temps. Il correspond à des mesures qui ont intégré tous les types de bruit présents, y compris les bruits impulsionnels. Dans les formules du niveau d’exposition quotidienne au bruit, il correspond au L ou au L soit le niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A pour la durée totale de la journée de travail en heures (T ou T );
«NIOSH» : Le National Institute for Occupational Safety and Health;
«poste de travail» : un endroit, y compris un véhicule, occupé par un travailleur pour accomplir son travail;
«poste de travail fixe» : tout poste de travail qui requiert que le travailleur exerce ses fonctions pendant au moins 4 heures de sa journée de travail sur une surface habituelle de 30 m ou moins;
«poussières d’amiante» : les particules d’amiante en suspension dans l’air ou les particules d’amiante déposées susceptibles d’être mises en suspension dans l’air des lieux de travail;
«pression acoustique de crête» : valeur maximale du niveau de la pression acoustique instantanée mesurée en décibels avec la pondération C;
«recirculation de l’air» : la ventilation locale par extraction, la filtration de l’air et la redistribution de l’air filtré dans le milieu de travail;
«SAE» : la Society of Automotive Engineers;
«salle de toilette» : toute salle où se trouvent un ou plusieurs cabinets d’aisance, urinoirs, lavabos ou douches destinés aux besoins sanitaires des travailleurs;
«ULC» : l’Underwriters’ Laboratories of Canada ou les Laboratoires des assureurs du Canada;
«véhicule automoteur» : tout véhicule à moteur monté sur roues, sur chenilles ou sur rails servant à transporter des objets ou des matériaux, ou à tirer ou pousser des remorques ou des matériaux, à l’exception d’un véhicule tout terrain et d’un appareil de levage;
«véhicule tout terrain» : tout véhicule de promenade conçu pour la conduite sportive en dehors d’un chemin public et dont la masse nette n’excède pas 450 kg;
«zone respiratoire» : la zone comprise à l’intérieur d’un hémisphère de 300 mm de rayon s’étendant devant le visage et ayant son centre sur une ligne imaginaire joignant les oreilles.
Texte de l’article 1 RSST, extrait de la couche texte du PDF officiel (page 5), sans OCR ni retouche. Le PDF fait foi.
Pages qui pointent ici (6)
- art-300-RSST Sécurité industrielle
- art-309-RSST Sécurité industrielle
- Espaces clos Sécurité industrielle
- Gestion des risques en entreprise Sécurité industrielle
- Hiérarchie de la prévention Sécurité industrielle
- RSST Sécurité industrielle