Familles de contaminants

Un thème du wiki ☣️ Toxicologie

Les contaminants chimiques se regroupent en familles ayant des comportements toxicologiques similaires : Métaux toxiques en milieu de travail, Solvants, Pesticides, fibres, Nanoparticules. Cette classification simplifie la reconnaissance des risques, oriente les méthodes d'évaluation et structure les programmes de surveillance biologique.

Vue d'ensemble

Les métaux (plomb, manganèse, nickel, cadmium, mercure, arsenic, chrome) sont caractérisés par leur persistance, leur accumulation dans certains organes (os, reins, système nerveux) et leur surveillance biologique bien établie. Les solvants (toluène, xylène, méthyléthylcétone, dichlorométhane) se distinguent par leur volatilité, leur absorption multi-voies (inhalation et cutanée) et leur tropisme pour le système nerveux et le foie. Les pesticides (organophosphorés, carbamates, organochlorés) ne sont pas typiques en mine mais peuvent apparaître pour la gestion des espaces verts ou des camps. Les fibres minérales (Amiante, certaines fibres céramiques) posent des enjeux de Cancérogénicité pulmonaire. Les nanoparticules (combustion diesel, certains procédés métallurgiques) émergent comme préoccupation toxicologique récente.

Articles couverts

Article Couvre
Métaux toxiques en milieu de travail Plomb, manganèse, nickel, cadmium, mercure, arsenic, chrome
Solvants Familles, propriétés, effets
Pesticides Familles, mécanismes
Amiante Fibres, programme spécifique
Asphyxiants simples et chimiques Simples et chimiques
Nanoparticules Particules ultrafines, défis d'évaluation
Aspiration et dangers biologiques Mixtes et aspiration
SIMDUT et classes de danger Classification réglementaire

Articles de loi pertinents

Article Couvre
art-101-RSST Substances dangereuses
art-188.1-RSST, disposition remplacée Protection respiratoire (APR)
art-188.4-RSST, disposition remplacée Programme Protection respiratoire (APR)
art-51-LSST Obligations générales
art-2-LATMP Maladie professionnelle

Application terrain

Les familles dominantes en mine québécoise se déclinent par grand secteur d'activité. Pour le mineur de production : silice cristalline (poussières de forage et de sautage), particules diesel, monoxyde de carbone et oxydes d'azote (fumées de tirs). Pour l'opérateur de moulin et de concentrateur : poussières métalliques (nickel, cuivre, plomb selon le minerai), cyanures et xanthates (flottation), agents moussants, parfois mercure dans les opérations d'or à amalgamation. Pour le mécanicien et électricien d'entretien : solvants (dégraissants chlorés ou hydrocarbonés), huiles, fumées de soudage (manganèse, chrome, nickel). Pour les services et le campement : pesticides, produits d'entretien, parfois amiante dans les bâtiments anciens.

Cette cartographie par poste oriente la priorisation : un nickel sulfure dans une mine ontarienne n'a pas le même profil qu'une mine d'or québécoise. La fiche d'exposition individuelle doit être assez précise pour reconstituer, dix ans plus tard, à quoi le travailleur a été exposé. C'est aussi un enjeu de défense en cas de réclamation pour maladie professionnelle.

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