Agresseurs biologiques

Les agresseurs biologiques regroupent les agents vivants ou issus du vivant capables de provoquer une atteinte à la santé : bactéries, virus, moisissures, endotoxines, fragments organiques. En mine, ils sont souvent sous-estimés, mais présents dans les eaux stagnantes, les systèmes de ventilation, les espaces clos, les camps de travail et les zones humides.

Vue d'ensemble

L'exposition biologique en milieu minier reste moins systématique que l'exposition chimique ou physique, mais elle peut générer des atteintes respiratoires, des dermatites et des infections opportunistes. La démarche d'évaluation combine inspection visuelle des sources humides (entreposage d'eau, condensateurs, citernes, lieux de vie), prélèvements ciblés en cas de plainte (toux, rhinite, irritation), et analyse des conditions favorisantes (humidité, température, matières organiques).

Articles couverts

Article Couvre
Bioaérosols Bactéries, moisissures, endotoxines en suspension
Aspiration et dangers biologiques Risques mixtes, eaux contaminées, aspiration
Qualité de l'air intérieur Conditions favorisant la prolifération

Articles de loi pertinents

Article Couvre
art-39-RSST, remplacement des matières dangereuses Qualité de l'air
art-41-RSST : ordre de priorité des mesures de contrôle de l'air Renouvellement d'air
art-30-RSST Ventilation et conditions sanitaires
art-51-LSST Obligations générales

Application terrain

Trois contextes biologiques apparaissent régulièrement en mine. D'abord, les eaux stagnantes souterraines, sources potentielles de bactéries (Legionella, Pseudomonas) en cas de pulvérisation ou d'aspiration. Ensuite, les systèmes de ventilation et de climatisation des camps et bâtiments administratifs, surtout en milieu isolé où l'entretien dépend des cycles de relève. Enfin, les espaces clos (cuves, réservoirs, fosses) où la décomposition matière organique peut générer des conditions hypoxiques et microbiologiques.
La vie en camp ajoute des enjeux spécifiques : cuisines collectives, salles d'eau partagées, ventilation des dortoirs. La surveillance sanitaire de ces lieux ne relève pas uniquement de l'hygiène alimentaire : elle a une composante hygiène industrielle quand la conception du camp génère des conditions favorables à la prolifération microbienne.

Pour aller plus loin

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